Arles : la nouvelle arme des gendarmes nautiques

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Hier, les gendarmes de la brigade fluviale et nautique de Port-Saint-Louis du Rhône ont pris possession de leur nouveau joujou.

 

brigade fluviale

Photo Edouard Coulot

 

Hier, les gendarmes de la brigade fluviale et nautique de Port-Saint-Louis du Rhône ont pris possession de leur nouveau joujou. Eux qui avaient l’habitude de patrouiller avec un semi-rigide de 6,20 mètres vont désormais disposer d’une nouvelle vedette de 11 mètres dernière génération. Un engin qu’ils vont apprendre à dompter ces prochains jours avant une mise en service très rapide, peut-être même dès la semaine prochaine pour des contrôles de navires commerciaux sur le Rhône.

 

Un moment que les hommes de Port-Saint-Louis, mais aussi ceux de Martigues, les deux unités nautiques travaillant de manière coordonnée, attendent avec un brin d’impatience, tant ce nouvel outil de travail va les aider.

 

« Ce n’est plus un bateau de plaisance adapté tant bien que mal aux besoins de la gendarmerie, là on est allé chez un professionnel, le chantier naval UFSAT en Bretagne, c’est pensé pour nous, et c’est un moyen lourd qui manquait sur le secteur, relève le capitaine Laurent Gigneys, officier nautique de la région de gendarmerie Paca et de la zone de défense de sécurité sud (qui regroupe le Languedoc-Roussillon, Paca et la Corse, Ndlr). Dans une région où il se passe tellement de choses sur l’eau et sous l’eau, on en avait besoin. L’avantage d’avoir une embarcation de ce type, c’est qu’elle est à la fois fluviale et maritime, qu’elle convient parfaitement à la Camargue, puisqu’elle a un faible tirant d’eau et peut donc naviguer sur des zones de faible profondeur. Il y aura aussi une efficacité accrue, avec plus d’heures en mer et des sorties par tout temps, alors qu’auparavant selon la météo on était obligés de rester dans des zones abritées. »

 

Mais le navire, dont le terrain d’intervention va du golfe de Fos jusqu’à la Camargue gardoise, sans oublier grand et petit Rhône, a encore bien d’autres qualités. Sa vitesse, d’abord. Propulsé par deux moteurs de 315 chevaux couplés à deux turbines hydrojets (pas d’hélice, donc) il peut atteindre les 34 noeuds, soit environ 70km/h. Sa solidité, ensuite, puisqu’il est tout en aluminium. Et son côté pratique : des commodités et un rafraîchisseur d’air pour ne pas cuire dans la cabine en alu pendant l’été…

 

Des éléments qui autorisent le rallongement du temps de patrouille, d’autant que le bateau possède une grande autonomie.

 

« La protection des personnes sur l’eau, c’est vraiment une des missions de la gendarmerie, on a du boulot à faire, souligne le capitaine Gigneys. La mer est devenue un espace de liberté, un terrain de jeu avec les jet-skis par exemple, on doit faire respecter les règles.Pour la dernière saison estivale, la brigade de Port-Saint-Louis compte 705 heures d’intervention sur l’eau, avec 294 navires contrôlés et un peu plus de 200 procédures. Les résultats sont déjà bons, mais ils ne peuvent que s’améliorer« , conclut l’officier.

 

Christophe VIAL